Le statut d’auto-entrepreneur (aujourd’hui micro-entrepreneur) permet de lancer une activité de façon simplifiée. Mais comment s’inscrire ? Ce statut s’adresse-t-il à tout le monde ? Découvrez ce qu’il faut savoir sur la micro-entreprise.

Statut créé en 2008 pour simplifier la gestion administrative, la micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) intéresse chaque année de nouveaux entrepreneurs. Les six derniers mois (janvier à juillet 2017), 7 895 inscriptions ont été enregistrées, selon l’Insee. Découvrez ci-après quelques points de ce statut un peu particulier.

  • L’inscription

Pour vous inscrire en tant qu’auto-entrepreneur, rien de plus simple, rendez-vous sur le site de https://www.lautoentrepreneur.fr/. Sur la page d’accueil vous trouverez un lien qui vous conduira vers une page où vous pourrez déclarer votre début d’activité. A partir de là, vous devrez remplir un formulaire et commencer par choisir votre domaine d’activité et votre activité. Pas de panique, si vous ne choisissez pas l’activité assez précisément, l’Urssaf saura choisir la bonne dénomination pour vous.

Vous aurez ensuite tout un formulaire à remplir avec différents renseignements (nom, prénom, adresse, demande d’aide aux chômeurs, la date de début d’activité…). Attention, vous devrez préciser si vous souhaitez payer vos cotisations de façon mensuelle ou trimestrielle. Un conseil, privilégiez la version mensuelle. Si jamais vous toucher une indemnisation de Pôle Emploi, la déclaration trimestrielle leur posera problème pour le calcul de vos indemnités.

Si vous avez quelques hésitations sur certains points, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’Urssaf de votre région et remplir ultérieurement votre demande d’inscription. Vous pouvez l’enregistrer et la rouvrir plus tard (jusqu’à 30 jours).

Une fois votre dossier validé, vous recevrez par courrier votre certificat d’inscription au répertoire des entreprises et des établissements. Surtout, gardez-le bien (et faites même une photocopie au cas où) car aucun duplicata ne vous sera délivré. L’Urssaf vous affiliera directement soit au RSI (dont la suppression est prévue à partir de 2018) soit à la Cipav, en fonction de votre activité. Tous les mois ou tous les trimestres, selon l’option que vous aurez choisie, vous devrez ensuite déclarer vos revenus et ainsi payer vos charges. La première fois, vous recevrez par courrier un papier à remplir vous-mêmes. Quelques explications sont fournies pour vous aider à remplir votre déclaration. Par la suite, si vous préférez, vous pourrez déclarer vos revenus en ligne.

  • L’option EIRL

En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez bénéficier du statut d’EIRL (Entrepreneur individuel à responsabilité limitée) pour protéger votre patrimoine personnel (www.eirl.fr). Dans le formulaire d’inscription, si vous souhaitez appartenir à ce statut, vous aurez simplement une case à cocher. Si vous êtes déjà inscrit en tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez à tout moment effectuer une modification de votre activité pour bénéficier de ce statut sur le site www.lautoentrepreneur.fr. La déclaration d’affectation de patrimoine fait l’objet de frais d’immatriculation qui s’élèvent à 55,35€.

  • Les plafonds

En tant que micro-entrepreneur, vous devrez respecter des plafonds de revenus en fonction de votre activité. Si vous êtes artisan ou commerçant, vous ne devrez pas dépasser 82 800€ par an. Pour une activité de prestations de services ou de vente de marchandise, le plafond est de 33 100€. Ces plafonds ont été revus à la hausse par le nouveau gouvernement. Le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, a annoncé le doublement de ces plafonds qui passeraient donc à 165 600€ et 66 200€ selon le site des Echos.

  • Logiciel de comptabilité obligatoire ?

Les micro-entrepreneurs, comme tout chef d’entreprise, doivent tenir une comptabilité mais tous ne sont pas obligés d’avoir un logiciel dédié. En effet, après avoir annoncé que tous les micro-entrepreneurs devraient avoir un logiciel de comptabilité, le gouvernement a reculé. Ne seront soumis à cette obligation que les auto-entrepreneurs pratiquant la vente au comptoir. Ne sont donc concernés que les artisans et commerçants. Ceux qui n’utiliseront pas de logiciel sécurisé et certifié risqueront une amende de 7 500 euros selon le Journal de l’Éco.

  • Chômage et retraite

En matière de chômage et de retraire, l’auto-entrepreneur n’a pas les mêmes droits qu’un salarié. Concernant la retraite, il valide ses trimestres à partir d’un certain seuil de revenus. Un seuil défini en fonction de l’activité (artisanale, commerciale, libérale…). Vous pouvez les retrouver sur le site du Service Public.

Sachez que le statut d’auto-entrepreneur n’ouvre pas de droits au chômage. Vous pouvez seulement toucher une compensation si vous avez été auparavant salarié. En revanche, si vous devenez micro-entrepreneur à plein temps, vous ne cumulerez plus d’indemnités de chômage. Il faut donc bien réfléchir avant de se lancer dans cette aventure. Pour tout savoir concernant vos droits au chômage, lisez cet article de l’Express qui vous éclairera sur le sujet : http://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/auto-entrepreneur/auto-entrepreneur-et-chomage_1756448.html.

  • Avantages et inconvénients

Comme tout statut, la micro-entreprise comporte ses avantages et ses inconvénients. Reste à savoir si ce genre de statut pourrait vous convenir. Cela peut être un bon tremplin lorsque l’on crée sa société mais ce n’est pas une fin en soi. Si vous avez besoin d’un récapitulatif des avantages et inconvénients pour prendre votre décision, lisez cet article : http://www.dossierfamilial.com/emploi/entreprise/auto-entrepreneur-avantages-et-inconvenients-85015/.