Le burn-out, on l’utilise aujourd’hui à toutes les sauces, mais que signifie-t-il réellement ? Et surtout, comment les dirigeants peuvent-ils le prévenir ou agir après un burn-out dans leur équipe ? Vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans ce dossier.

Avant de parler de la prévention du burn-out et des solutions à mettre en place après un burn-out dans une équipe, il est bon de déterminer ce que veut dire ce terme. Le burn-out par définition est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental. Il se manifeste notamment par la diminution de l’accomplissement personnel au travail. Repéré parfois tardivement, il peut entraîner un arrêt de travail et faire l’objet d’une reconnaissance en maladie professionnelle.

La reconnaissance en maladie professionnelle reste tout de même difficile à obtenir car il faut que la pathologie soit directement causée par le travail habituel du salarié et qu’elle entraîne un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de 25 %, selon l’article des Editions Tissot.

Selon l’article L4121-1 du code du travail, l’employeur doit prendre “les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale” de ses salariés, comme l’indique Editions Tissot.

Les signes qu’un salarié risque le burn-out

Le salarié souffrant de burn-out ne se l’avouera peut-être pas mais le patron peut déceler certains signes avant-coureurs chez son employé. En voici quelques-uns que le journal Maxi a répertorié :

– le salarié semble en permanence fatigué

– il se plaint de maux de dos, fait de l’eczéma… Ces signes peuvent traduire une grande anxiété.

– il est très émotif et irritable

Tous ces petits signes peuvent traduire un début de burn-out. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le burn-out survient souvent chez des personnes très dynamiques qui se surinvestissent au travail.

Il existe également des questionnaires que vous pouvez soumettre à vos salariés pour évaluer leur niveau de stress et agir en conséquence. Des sites comme noburn-out.ch en propose.

Prévenir le burn-out

Pour éviter le burn-out, il existe quelques techniques comme par exemple la thalasso thérapie. Comme l’indique La Dépêche, certains centres de thalasso proposent des stages sur la prévention du burn-out professionnel sur une vingtaine de jours. L’objectif de ces stages est d’acquérir des techniques de gestion du stress et améliorer son estime de soi.

Selon l’Institut de veille sanitaire (INVS), 500 000 personnes se trouvaient en état de souffrance pathologique liée au travail (dépression, troubles anxieux, burn-out…), comme le souligne l’article de l’Express.

Pour veiller à la bonne santé de ses employés, les chefs d’entreprises peuvent notamment :

– lutter contre la surcharge de travail

– donner plus d’autonomie aux salariés

La participation des salariés dans les décisions augmente sensiblement leur productivité et leur motivation. Des employés en bonne santé peuvent donc être un élément positif pour l’entreprise.

Si jamais la prévention n’aura pas fonctionné et qu’un de vos employés souffre d’un burn-out, attendez-vous à un traitement radical :

– éloignement du travail (en général pendant une longue période)

– traitement médicamenteux

– psychothérapie

Accompagner le retour au travail

Quand le salarié peut reprendre une activité après un burn-out, l’entreprise doit l’accompagner dans sa reprise de poste. Il faut tout d’abord analyser le poste et les conditions de travail pour éviter une rechute de son employé.

Des aménagements du temps de travail peuvent être envisagés pour un retour progressif. Des formations peuvent également être proposées au salarié pour l’aider à mieux gérer son stress. Par exemple, au côté d’un sophrologue.

Outre le salarié lui-même, il faut également accompagner ses collègues. Après le burn-out d’un employé, il est bon de faire un point avec toute l’équipe pour notamment repérer les facteurs qui ont causé le burn-out de leur collègue.

L’échelle de Maslach en compte six principaux :

– manque de contrôle

– surcharge

– manque de reconnaissance et de soutien

– sentiment d’iniquité

– conflit éthique

Ensuite, il est nécessaire de faire un point tous les mois et lister les actions qui auront été efficaces et faire des ajustements si besoin. C’est ce que l’on appelle la méthode SIMPLE, expliquée dans l’article des Editions Tissot.

Burn-out des dirigeants

On en parle beaucoup moins mais les chefs d’entreprises aussi peuvent être touchés par un burn-out. Il survient en général en cas de perte de leur entreprise. La Tribune rappelle qu’en 2015, il y a eu 63 000 liquidations d’entreprises et deux suicides par jour. Il est souvent difficile pour un dirigeant de l’accepter mais il doit en parler et se faire aider. Il ne peut pas traverser cela seul.